Stratégies de prise en charge maladie au Togo

Au plan national, on distingue l’existence de trois stratégies de prise en charge maladie.

Pour les fonctionnaires du Gouvernement du Togo, il a été mis en place un régime d’assurance maladie géré à travers l’Institut National d’Assurance Maladie dénommé INAM qui est une mutualisation entre tous les travailleurs/euses avec le soutien actif du gouvernement. Cette organisation fonctionne sur la base des cotisations des agents de l’Etat ainsi que leur employeur Etat. L’INAM ne couvre aujourd’hui que 6% de la population active.

A côté de cette population, on distingue l’existence du mode de prise en charge de la population évoluant dans le secteur privé à travers les compagnies d’assurance privées qui se partagent en charge 3% de la population.

Enfin la troisième stratégie que sont les mutuelles de santé ou micro assurance santé à but non lucrative mises en place et gérées par les bénéficiaires et reposant sur un mode de fonctionnement communautaire au niveau régional ou local prennent en charge 1% de la population environ. Elles ne bénéficient d’aucun appui des pouvoirs publics. Ces organisations caractérisées par leur faible taille évoluent avec beaucoup de difficultés pour certains afin de maintenir leur existence au sein du milieu dans lequel elles évoluent.

La différence entre ces trois organisations est le mode de collecte de la cotisation. En effet si pour les deux premiers systèmes de prise en charge que sont l’INAM et les assurances privées la collecte de la cotisation est certaine, assurée à 100 % annuellement et garantie par l’Etat ou l’employeur ; elle est par contre aléatoire et incertaine pour les mutuelles de santé dans la même année (UNICEF, 2016 p 10).

80% de la population reste limité financièrement et vulnérable aux soins de santé Un déficit criard en matière de couverture maladie au Togo

Le Togo, malgré les efforts du Gouvernement, des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) et des organisations non étatiques, plus de quatre-vingts (80%) de la population reste limité financièrement et vulnérable aux soins de santé. Elle n’a toujours pas accès aux paquets minimum de soins de santé et le paiement direct des soins reste toujours très élevé.

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