80% de la population reste limité financièrement et vulnérable aux soins de santé Un déficit criard en matière de couverture maladie au Togo

Le Togo, malgré les efforts du Gouvernement, des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) et des organisations non étatiques, plus de quatre-vingts (80%) de la population reste limité financièrement et vulnérable aux soins de santé. Elle n’a toujours pas accès aux paquets minimum de soins de santé et le paiement direct des soins reste toujours très élevé.

Ce déficit criard en matière de couverture maladie s’explique principalement par :

  • Le fait que les travailleurs du secteur privé formel et informel sont pour le moment exclus du champ d’application de la loi instituant l’assurance maladie obligatoire
  • L’absence de la détermination d’un paquet minimum de soins pour tous et son accès à tous. Le panier de soins est l’ensemble des prestations prises en compte pour la couverture des populations dans le cadre d’une assurance maladie
  • L’absence totale d’appui de l’Etat aux Mutuelles de Santé qui disposent d’expertise en matière de gestion du risque maladie au profit des travailleurs de l’économie informelle et du secteur agricole, le caractère volontaire de l’adhésion aux Mutuelles de Santé, la non application du règlement 07/2009/CM/UEMOA.

 

Consciente de ce déficit en matière de couverture maladie ; c’est-à-dire :
~ du non accès aux paquets minimum de soins de santé pour plus de 80% de la population ; ainsi que
~ du paiement direct des soins qui s’avère toujours très élevé (pour +80% de la population) ;
~ de l’absence de structure technique de coordination et de soutien aux initiatives communautaires mutualistes pour le renforcement et le perfectionnement dans le domaine de la mutualisation du risque maladie ; et
~ de l’absence totale d’accompagnement de l’Etat ;

L’ONG Semons En Afrique a donc initié une structure technique et veut continuer à appuyer la mise en place de l’Union des Mutuelles de Santé de l’Archidiocèse de Lomé (UMUSAL) et des autres structures communautaires à caractère confessionnel ou professionnel pour jouer le rôle de pivot, en tout cas pour le secteur informel et agricole.

Un rôle de pivot tant dans le maillage du territoire que dans la gestion technique assurantielle, pilier dans l’assurance maladie et son opérationnalisation afin de permettre aux populations d’avoir accès aux paquets minimum de soins de santé de qualité dans le domaine de la sécurité sociale, accès à des soins de santé à travers des mutuelles de santé ou assurance maladie.