
En Afrique subsaharienne dont fait partie le Togo, l’accès aux soins de santé est difficile pour plus de quatre-vingt pour cent (80%) de la population.
Le désengagement des Etats dans les soins de santé, la mise en place de recouvrement des coûts (Initiative de Bamako. 1987) et la situation de pauvreté en sont les principales raisons.
L’exclusion financière explique donc en partie les niveaux très bas de fréquentation des structures sanitaires publiques et constitue une barrière importante à l’amélioration de l’état de santé de la population africaine.
Au Togo la couverture légale se caractérise entre autre au niveau de la couverture de la protection sociale dans le domaine de la sécurité sociale par l’absence de garantie pour plus de quatre-vingt pour cent (80%) de la population de 80 % au niveau des trois éléments principaux suivant que sont :
Pour faire face à cet état de fait, le gouvernement du Togo, durant ces dix (10) dernières années, s’est résolument lancé et de façon progressive dans la couverture maladie de toute sa population par :
Le pays dispose pour ce faire de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et à travers les Mutuelles de Santé ou micro assurance santé à but non lucrative d’une expertise avérée dans la gestion de l’assurance maladie. Ces organismes de gestion disposent d’informations et de données nécessaires et importantes pouvant contribuer à l’extension de la couverture maladie.
En effet, depuis la fin des années 90, quelques promoteurs nationaux et internationaux, essentiellement des Organisations Non Gouvernementales la plupart du temps, accompagnent les communautés dans la création et le fonctionnement des mutuelles de santé dans des régions économiques du pays tel que la région des savanes, de la région centrale et de la région maritime.
Néanmoins malgré les efforts du Gouvernement, des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) et de ces organisations non étatiques togolais, le taux de couverture de la population qui s’élève à sept million trois cents (7 300 000) est toujours très faible ; c’est-à-dire moins de 10%.
Au plan national, on distingue l’existence de trois stratégies de prise en charge maladie.
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